The Beau Gosh Blog

BEAU GOSH, La Naissance - Ep 2

LE GRAND TRI.

Ou : pourquoi on a décidé de faire moins (pour essayer de faire mieux).

Pendant un moment, on a cru qu'il fallait faire comme tout le monde. Plus de modèles. Plus de couleurs. Plus de collections. Plus de catégories. Plus de tout.

Le problème, c'est que tout le monde fait déjà ça.

Aujourd'hui, si tu cherches un t-shirt, un mug, une casquette ou une paire de chaussettes, tu peux probablement trouver 17 millions de versions différentes avant même ton premier café de la journée.

Des marketplaces infinies.
Des catalogues sans fin.
Des algorithmes qui te proposent des objets que tu n'avais jamais imaginé vouloir.

Et au milieu de ce joyeux bazar, le site de Beau Gosh a commencé à ressembler à... une boutique de plus. C'était pas vraiment le plan.

Alors on a pris du recul. On a regardé le site comme un visiteur qui débarque pour la première fois et on s'est posé une question simple :

Si Beau Gosh n'existait pas aujourd'hui, qu'est-ce qu'on garderait vraiment ?

Pas ce qui remplit les pages. Pas ce qui fait catalogue. Ce qu'on garderait c'est ce qui nous ferait encore sourire dans un an (difficile parce que dans un an, ça pourrait être pire...). Mais finalement, la réponse était assez simple. Les visuels les plus forts et les produits qu'on porterait nous-mêmes. Le reste pouvait partir sans trop de problème.

Alors on a commencé à ranger. À supprimer. À simplifier. Pas facile à l'époque où tout le monde ajoute.

Créer est devenu facile. Ne pas garder, c'est plus compliqué.

Choisir c'est renoncer.

Du coup, le nouveau Beau Gosh ressemble davantage à ce qu'il aurait dû être depuis le début.

Moins de bruit. Moins de détours. Plus de personnalité. De lisibilité et plus d'espace pour les idées.

C'est pas spectaculaire. Pas de révolution. Juste une conviction qui s'est renforcée avec le temps : mieux vaut dix créations dont on est fier que cent qu'on oublie.

Au fond, on n'a jamais eu pour ambition de vendre le plus de t-shirts possible (quoi que), mais une idée, toujours la même :

Créer des objets qui font sourire (parfois). Parfois provoquer une discussion. Mais toujours avec un minimum d'élégance et un maximum de second degré.

Le monde ne manque pas de produits. Loin de là ! Il manque d'intention. Alors c'est ce qu'on va essayer de faire, continuer à créer, à expérimenter, à raconter des conneries sérieuses avec un peu moins de bordel autour.

Beau Gosh.

Never Mind the Truth, Here's the Narrative". Parce qu'entre le bruit, les algorithmes et les certitudes, garder sa propre voix devient le plus punk des exercices. No Future?

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